A la rencontre de 3° types éventuels...

Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar jpnouet » Lun 19 Oct 2015 14:38

On ne peut pas boucher tout simplement en attendant un raccord ? Visser un bouchon ?
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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar Gégé Demaring » Lun 19 Oct 2015 14:55

Bon, certains diront que c'est un peu le bazar dans mon (mes) garages... :( J'avais bien 2 durites d'avance. J'en ai passé une à Bernard (Stude 37) et l'autre était normalement soit dans le coffre de la Hawk soit dans celui de l'Avanti... Sauf qu'ell n'y est pas, ni dans le stock général de pièces personnelles ni dans celui du club. je l'ai trimballé en C5 dans différents endroits mais impossible de remettre la main dessus.

Comme c'est une pièce à avoir en stock, je vais en faire venir d'avance.

Pour ce qui est de son bouchage, c'est évidemment la solution de secours, mais il faut trouver le boulon à pas américain du bon diamètre et du bon filetage...

La solution d'attente ne pose pas de réel problème. La voiture peut être hébergée, nos voyageurs ont une voiture moderne dans le secteur et ils doivent de toutes façons monter en région parisienne quelques jours.
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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar Gégé Demaring » Mer 21 Oct 2015 12:26

On a beau être collectionneurs de vieilles autos et amateur de Studebaker cabriolet, on n'en est pas moins poète.. Pouet :D

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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar marcc » Mer 21 Oct 2015 12:36

Excellente Photo !!
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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar Gégé Demaring » Mer 21 Oct 2015 13:25

Tu n'en as pas une ou deux à rajouter à la suite de celle-ci ?

Tu peux aussi mettre des paroles adaptées comme Eric l'a fait, c'est plus rigolo...
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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar marcc » Jeu 22 Oct 2015 00:03

Qu'est ce que Gégé peut bien guetter ainsi de si bon matin ???

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Peut ceci .....

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A moins que ce ne soit cela ....

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Ou encore celle là....

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J'avoue que je suis littéralement tomber sous le charme de cette ligne

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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar marcc » Jeu 22 Oct 2015 00:14

Quelques petites photos de son intérieur....

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Vision depuis la place arrière..... qui n'est pas sans rappeler l'Ami6 (tiens encore du citroen ;) )

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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar marcc » Jeu 22 Oct 2015 00:34

Deux autres intérieurs .... un quizz pour Gégé : qui va à qui ? :D

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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar Gégé Demaring » Jeu 22 Oct 2015 09:52

Au début des années 50 ces Studebaker (populaires aux USA) étaient vendues en France sur le créneau des voitures de luxe des marques disparues ou moribondes après la guerre (Bugatti, Delage, Delahaye...) car les droits de douanes et le cours du dollar les mettaient au prix de 2 DS Citroën.

La clientèle se trouvait donc dans les personnalités du show bizz, les grands patrons et les riches bourgeois ainsi que dans le monde des gangsters... Un proxénète niçois aurait même fini avec quelques balles dans la peau dans le coffre de son coupé Studebaker. Cette voiture serait actuellement chez un collectionneur du Gard.

C'est encore un point commun avec une Citroën, la traction avant 15- 6 cylindres ...

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Cette photo a été prise par Eric, 'homme au cabriolet bleu qui écrit des pastiches de chanson en venant à Mazé au petit matin... Il a de drôles de fréquentations :shock:
:lol: :lol: :lol:
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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar Gégé Demaring » Jeu 22 Oct 2015 10:08

Ces Studebaker demeuraient des voitures populaires accessibles à la bourse des GI qui occupaient les bases américaine que le général De Gaulle a fait fermer au milieu des années 60. Tous les enfants du Baby boom ont pu rêver devant ces carrosseries quand ils habitaient pas trop loin d'une base. Devenus membres du Papy boom, ils expriment leur nostalgie en décorant occasionnellement leur voiture de collection.

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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar Gégé Demaring » Lun 4 Avr 2016 09:20

Après la balade chez le père Igor avec les Gaulois, nous sommes allé dire bonjour à Fifille qui collabore à la construction de gros avions du côté de Toulouse.

J'en ai profité pour aller rendre visite à un nouveau membre du club Studebaker, recruté pare hasard alors que je me baladais avec un écriteau autour du cou dans les allées de Rétromobile. il attendait la livraison de son Avanti, voilà la bête, elle est tout simplement magnifique:
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En fait c'est la voiture de Madame ;)
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Monsieur, lui roule en française (Michel, de Montpellier, va apprécier):
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Cette voiture est bourrée d'option:
- Vitres teintées avec bandeau plus foncé sur le pare brise
- boite automatique

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- Compresseur, c'est donc une R2 qui développe 285 CV avec un moteur propre comme un sou neuf sans fuite d'huile (il est neuf)
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Et là je découvre une chose que je ne savais pas à propos des Studebaker: Le compresseur Mac Culloch de la Golden Hawk peut donner son carter au compresseur Paxton de l'Avanti. Le trou prévu pour loger la vanne de contrôle est inutile et peut rester tel quel, le compresseur fonctionne parfaitement. Pour l’esthétique, on pourra envisager de boucher le trou avec un écusson adapté. Sur le moment j'ai d'abord cru qu'il manquait une pièce et que le compresseur ne pouvait fonctionner, comme quoi, même quand on passe pour un expert on peut raconter des conneries. Il faut savoir reconnaitre qu'on continue à apprendre tous les jours :?

Là on voit bien le trou sur le haut du compresseur:
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A peine plus de 70 000 miles pour une voiture de 53 ans qui n'a connu que 3 propriétaires dont certains enthousiastes et attentionnés.
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C'est la 1344° carrosserie construite par FMG et assemblée sur un châssis Studebaker début décembre 1962, pour une livraison dans le même mois dans le Wyomming.
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Une anecdote curieuse, cette voiture est sortie d'usine avec un compteur gradué en km/h, d'après le bon de livraison délivré par le musée Studebaker. Manifestement ce compteur a été remplacé par un autre gradué en miles. Pour que la voiture atterrisse finalement finalement en France 53 ans plus tard, c'est ballot... :(

Maintenant que les présentations sont faites nous procédons à un essai réciproque de nos deux montures...
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Encore une fois je suis littéralement bluffé par les différences entre des autos censées être très proches:

La bleue a une direction directe, peu démultipliée et sans assistance qui me rappelle un peu mon type H
La dorée (la mienne) a une direction directe très assistée, avec du jeu à corriger dans le pivot central, et une courroie d'entrainement de la pompe trop longue: ma direction couine quand on braque les roues à l'arrêt et la propriétaire de la bleue est tellement surprise qu'elle a du mal a garder une trajectoire rectiligne.

La bleue a manifestement vu son maitre cylindre d'origine (vendu 90 Euros en 2016) remplacé par son frère jumeau (à 30 euros) provenant d'une Plymouth 1966 dont le diamètre de piston plus petit procure 40 % de puissance de freinage en plus. Celui de la mienne est neuf mais le freinage est moins bon, tout juste 'correct'

La boite mécanique à 4 vitesses de la mienne la rend vraiment agile et nerveuse. Les 45 CV de plus de la bleue sont certainement consommées à moitié par la boite automatique qui, en plus démarre en 2°. Il faut l'utiliser en manuelle pour découvrir la sportive... D'autre part le passage de 2° en 3° est tellement doux qu'on s'en rend à peine compte. La voiture bleue fonctionne nettement plus sur le couple...

Moralité: c'est la 19° Studebaker que j'essaie et je n'en ai jamais rencontré 2 identiques. Tout est possible ! Des freins digne d'une CX d'autres d'une 2 CV de 1958, des accélération de 2 CV type A ou bien plus fortes que celles d'une XM. Une tenue de route de Citroën presque Hydractive ou bien dine d'une dauphine Gordini au train avant foireux ... :shock:

Avec Studebaker tout est possible avec la même robe ! (une Avanti 2 de 1981 est équipée d'un moteur Chevrolet bridé à 150 CV... Avec un moteur fatigué, qui n'en délivre plus que 120 , une boite automatique qui en consomme 20 et qui démarre en 2° avec un pont long, on est très loin de la voiture d'origine...)

Encore une fois, cela confirme qu'il faut se méfier comme de la peste des compte-rendus d'essais de journalistes qui jugent une voiture ancienne rare en se basant (de bonne foi) sur les impressions ressenties à bord d'un exemplaire pas du tout représentatif et pas forcément au mieux de sa forme.


J'oubliais un dernier détail: Le théorème de Gégé est quand même encore une fois partiellement vérifié car ces collectionneurs roulent aussi occasionnellement en 2 CV Sahara ;)
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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar olive » Jeu 21 Avr 2016 19:14

Salut,
en parlant du théorème de Gégé, as tu déjà vu le film : Bienvenue à Gattaca?

L’héroïne roule en cab DS :
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et on y voit à plusieurs reprises une AVANTI et des Rover P6.

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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar Vincenzo Photography » Sam 23 Avr 2016 04:37

Moi je l'ai vue trois fois et pas fais attention mais il y a 3 ans de cela :? Je le regarder une quatrième fois :)
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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar Gégé Demaring » Dim 4 Déc 2016 01:01

Bon je vais pouvoir remettre des trucs dans cette rubrique. Je suis victime du succès de notre club Studebaker. Ça sort de tous les coins...
J'ai neuf nouveaux véhicules et 5 nouveaux membres depuis Epoqu'Auto :o
Et j'ai de vrais romans à raconter sur les histoires de ces autos... Je vais commencer dès demain matin ;)
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Re: A la rencontre de 3° types éventuels...

Messagepar Gégé Demaring » Dim 4 Déc 2016 14:37

Bon je vais présenter çà pas forcément dans le bon ordre en commençant par la dernière rencontre:

Mon appareil photo ayant foiré à la prise de vue, je mets ici une image qui représente une Commander Starliner 1953 en excellent état:
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Mais la voiture en question en est la copie conforme, à l'exception de la mascotte à l'avant du capot, puisqu'il s'agit d'une Champion Starliner 1953. L'association de couleur, toit rouge et le reste en blanc/beige est identique mais la peinture est moins pimpante et nécessite une réfection pour être vraiment jolie.
Cette voiture se trouve dans les Pays de Loire et son acquéreur récent a été en partie motivé parce qu'il a pris conscience que le club de la marque avait son siège dans le secteur, car il compte bien sur nous pour l'aider à restaurer la belle.
Elle est complète et roulante, même si le compteur kilométrique fait du bruit, que le collecteur d'échappement a besoin d'être changé, que la culasse fuit un peu le liquide de refroidissement par le dessus... La carrosserie est défraichie mais pas pourrie et l'intérieur a été refait à neuf. Là c'est réellement une photo du coffre de l'auto:
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Au passage on remarque l'absence des catadioptres que posait systématiquement Emile Dujardin à l'arrière de l'auto (pas trace non plus de trous de fixation...)

Avant tout, on vérifie son identité...
C'est bien une Champion construite en 1953:
Image
C'est une voiture assemblée à South Bend (et non une belge) et c'est bien une Starliner, carrosserie sans montant, en finition Regal, et c'est la 3632° fabriquée.
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Studebaker ayant fabriqué plus de 13000 Champion Starliner en finition Regal, c'est une voiture du début de la série, probablement assemblée en décembre 1952. D'ailleurs l'emblème de capot à 3 branches le confirme.

Elle possède des anneaux de fixation à la cale des cargos, et son compteur est gradué en km/h :
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On peut donc en conclure sans hésiter qu'elle a été mise en circulation au début de l'année civile 1953, en Europe, dans un pays utilisant le système métrique, et qu'il est probable que ce pays soit la France.... Mais il n'y a pas de plaque "Dujardin" dans le montant de porte, ni la trace de la moindre fixation de cette plaque par des vis. Il n'y a pas non plus d'autre plaque d'importateur... Et il n'y a pas de catadioptres Dujardin à l'arrière ni de trace du montage de l'avertisseur de ville au tableau de bord
D'autre part la voiture annonce sur la carte grise une première mise en circulation... :o en 1954...

Dernier détail troublant, quand on regarde de près le moteur, dont le numéro (1051763) prouve qu'il date bien du millésime 1953:
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Il perd de l'eau par le dessus, le collecteur est fendu, le carburateur a des prises d'air et le starter automatique est complètement bidouillé mais surtout le numéro de la culasse ne correspond à rien. Normalement il est en relief, venu de fonderie sur le dessus de la culasse et là il est frappé à froid sur le côté droit:
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On peut lire l'inscription 536603 et le dessus de la culasse ne porte que la mention "2" venue de fonderie et une plaque vissée avec l'inscription K 1226. Je n'ai jamais vu une culasse comme celle là ! Dernier détail le numéro 536603 désigne normalement une culasse fabriquée entre l'automne 1954 et le milieu de l'année 1957, conçue pour des gros moteurs Champion (185 cubic inchs) avec des chambres de combustion énormes de 65 cm3 chacune pour donner le plus faible taux de compression de 7 à 1.

C'est là que je sors mon imperméable et que je me transforme en inspecteur Columbo pour vous raconter l'histoire la plus vraisemblable de cette auto:

Fin 1952, elle sort de l'usine de South Bend. C'est un militaire américain, probablement un officier, en poste dans une base en Europe (probablement en France...) qui décide de l'acheter. Il a le droit de l'acheter et de l'importer sans payer de taxes d'importation, car il va rouler avec des plaques autres que celles du pays qu'il occupe. Mais la graduation en km/h va l'aider à respecter le code de la route local. Emile Dujardin ne touche pas la moindre commission et n'installe pas sa plaque d'importateur, ni ses catadioptres, ni son avertisseur de ville sur l'auto...
Le militaire utilise la voiture jusqu'à l'automne 1954. Là il se fait surprendre par la rigueur du climat et des hivers précoces dans certaines régions de notre pays. Il n'a pas mis d'antigel dans l'auto et il fait éclater la culasse mais les pastilles de désablage sauvent le bloc moteur.
Comme il est militaire américain, il a des copains dans le service mécanique de l'armée et ces copains ont accès à un stocke de pièces d'origine Studebaker, pièces datant de 1939 ou 1940, et prévues pour la maintenance de véhicules militaires à moteur Champion, comme la chenillette Waesel. Dans ce stock il y a une culasse disponible, avec des mentions correspondant au matériel militaire. Il fait remplacer la culasse dont les chambres de combustion font normalement 55 cm3 pour un taux de compression de 7,5 à 1 (et la délivrance de 85 ch SAE) par la culasse aux chambres de combustion de 65 cm3 qui ne donne qu'un taux de compression de 6,5 à 1 et font tomber la puissance à 75 chevaux SAE. Au passage, la rigueur des mécanos militaires leur font frapper à froid un numéro inventé en août 1954 pour désigner les culasses à faible taux de compression du nouveau moteur de 185 cubic inchs. Ce numéro indique clairement la couleur pour la transformation du moteur assemblé en 1952. Le militaire roule un peu avec son nouveau moteur, mais les performances le déçoivent. Il décide de vendre son auto d'occasion à un français que le coupé Loewy fait rêver mais que les tarifs pratiqués par Dujardin et les taxes d'importation refroidissent. C'est chose faite, rapidement, en novembre ou décembre 1954. La voiture devient française et l'administration qui n'est pas à une boulette près la déclare sa première mise en circulation en 1954 et l'accepte telle quelle sans catadioptres ni avertisseur de ville. C'est tout juste s'il est monté des phares jaunes pour ne pas se faire remarquer...

L'auto passe entre plusieurs mains sans que personne ne s'intéresse à son histoire ni à ses particularités. La mécanique est bricolée sans lire le moindre manuel d'atelier bien documenté. L'intérieur est refait à neuf mais avec n'importe quel tissu et sans aucun respect de l'apparence d'origine. L'avant dernier propriétaire la repeint avec une méconnaissance totale de la chimie des peintures et il obtient un magnifique Rembrandt avec des craquelures profondes comme des crevasses de glacier. Ça va faire le bonheur de son propriétaire actuel qui compte bien tout reprendre à zéro, étape par étape et qui a acheté l'auto à un 'petit prix' en conséquences.

Voilà je vous ai raconté son histoire reconstituée avec plus de 90% de chance de réalité...

Et çà fait un président de club comblé avec une 11 ° Studebaker roulante et adhérente au club dans un rayon de 80 km autour de Mazé. ;)
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